La myoclonie, l'une des mouvements involontaires les plus courants, se caractérise par des mouvements soudains, courts et choquants des membres, du visage et/ou du tronc, sans perte de conscience.

Ce sont des explosions d'activité (« bursts ») musculaire.

Il y a une myoclonie positive (causé par des contractions musculaires brusques) et une myoclonie négative (arrêt soudain de la contraction musculaire avec des périodes silencieuses d'activité électromyographique continue).

La myoclonie peut être divisé en trois groupes :

• Cortical.

• Sous-corticale.

• Myoclonie spinal.

en se basant sur le mécanisme physiologique supposé qui sous-tend son déclenchement.

Différenciation :

La myoclonie corticale est :

• Choquante et focale, parfois segmentale.

• Apparaît dans certaines postures ou mouvements.

• Peut être irrégulière ou rythmée.

• Le stimulus est très sensible.

La myoclonie sous-corticale est :

• Moins choquante et axiale.

• Apparaît au repos.

• Est généralement périodique.

• Le stimulus n'est pas si sensible.

Myoclonus spinal :

• Peut être choquante.

• Apparaît au repos.

• Semble périodique ou rythmique. (On peut confondre myoclonie rythmique et tremblements(tremor)).

• Le stimulus peut être sensible.

L'amplitude de la myoclonie peut varier considérablement selon le sous-type. La nature éclair de la myoclonie aide à distinguer la myoclonie du tremblement.

La myoclonie n'est pas nécessairement un phénomène pathologique.

La myoclonie physiologique se produit pendant la transition du sommeil ou pendant le sommeil même (chocs hypnotiques).

La myoclonie corticale

Les générateurs de la myoclonie corticale sont probablement les causes les plus fréquentes de la myoclonie.

La myoclonie corticale est habituellement provoquée par l'action ou sensible aux signaux somatosensoriels, ou parfois visuels, stimulants ou émotionnels.

Elle se présente habituellement avec des chocs arythmiques focaux ou multifocaux qui touchent souvent le visage ou les extrémités distales (supérieures).

Les mouvements sont souvent multifocaux et impliquent simultanément agonistes et antagonistes.

Comparé à la myoclonie sous-corticale, la myoclonie corticale est habituellement de plus courte durée.

Une myoclonie négative est fréquent.

Parmi les exemples typiques de la myoclonie corticale, mentionnons l'épilepsie myoclonique progressive, la jeune épilepsie myoclonique, certaines formes de myoclonie posthypoxique, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la maladie de Parkinson, le syndrome cortico-basal, certaines encéphalopathies métaboliques, les maladies causées par le lithium et autres affections médicamenteuses.

La myoclonie sous-corticale

La catégorie des myoclonies sous-corticales comprend les myoclonies essentieles, la dystonie myoclonale, la myoclonie réflexe réticulaire, les syndromes effrayants, la maladie de Creutzfeldt-Jakob et la panencéphalite subaiguë.

Parmi les exemples de la myoclonie sous-corticale, mentionnons certaines encéphalopathies métaboliques, certaines formes de myoclonie post-thypoxique, l'épilepsie myoclonique progressive, la myoclonie-dystonie myoclonale ou le syndrome opsoclonus-myoclonus.

La myoclonie réflexe réticulaire (myoclonie réticulaire du tronc cérébral) peut être présente avec des chocs transitoires synchronisés et généralisés qui sont plus prononcés dans les muscles fléchisseurs axiaux et proximaux.

Les tremblements surviennent parfois spontanément. Parfois, il y a des chocs qui se limitent à une seule région du corps.

Ce type de myoclonie est généralement sensible aux stimuli multi sensoriels et peut être induit par des mouvements volontaires ou une stimulation sensorielle.

La myoclonie vertébrale (myoclonie segmentaire et périphérique)

Les formes de myoclonie segmentaire ou périphérique sont relativement rares.

Dans la myoclonie spinale segmentaire, les muscles du dos d'un ou plusieurs segments contigus de la moelle épinière présentent des tensions rythmiques ou irrégulières au repos.

Il peut être difficile de distinguer la myoclonie segmentaire des fasciculations (petites contractions musculaires) ou des mouvements de type myoclonie crurale du syndrome des jambes sans repos.

Des myoclonies radiculaires causées par des mouvements du cou ont également été décrites.

La myoclonie négatif

Une myoclonie physiologique négative peut apparaître pendant l'anxiété ou la transition du sommeil.

La myoclonie négative consiste en contractions musculaires irrégulières et une posture instable.

La myoclonie négative pathologique peut être testée avec extension des bras avec flexion dorsale des poignets, ou aux hanches en position couchée, les genoux et les pieds fléchis reposant sur le lit, ce qui fait tomber les jambes sur les côtés.

Une myoclonie négative peut également provoquer des tremblements de la démarche ou des anomalies posturales soudaines (" bounce loop "), par exemple après une hypoxie cérébrale.

Myoclonie néonatale bénigne du sommeil

D'habitude :

• Symétrique.

• Chocs irréguliers sur l'ensemble du corps.

• Cela ne se produit pas chez l'enfant complètement éveillé.

• Les épisodes ne persistent pas lorsque le bébé devient actif.

• Chez les bébés en développement normal.

• Commence dans les 2 premières semaines de vie.

• Se dissout spontanément en 2 à 3 mois.

Différenciation avec les attaques myocloniques

Bénigne = pendant le sommeil / Attaque = pendant le sommeil et l'état de veille.

Bénigne = yeux fermés / Attaque = les yeux peuvent être ouverts.

Bénigne = s'arrête au réveil / Attaque = ne s'arrête pas.

Pour les ostéopathes, il est important de distinguer les myoclonies bénignes des myoclonies pathologiques.

Dans ces cas pathologiques de myoclonie, les ostéopathes réfèrent leurs patients.

Lorsque les ostéopathes réfèrent leurs patients atteints de myoclonie, il est important de pouvoir l'indiquer :

• Cours du temps.

• Déclencheurs (repos, mouvement…).

• Région du corps.

• Rythme.

• Régulier ou pas.

• Symétrique ou non.

• Autres caractéristiques générales.

Luc Peeters, MSc.Ost.